À l'orée des années 1840, la forêt
au nord de Saint-Jérôme apparaît comme un mur
infranchissable, écrit Arthur Buies.
Pourtant, de courageux colons partis à pied de
Saint-Benoît de Deux-Montagnes,Jean-Baptiste Dufresne et les
frères Ménard, Narcisse et Olivier, montent dans les
collines du Nord où ils prennent des lots dans le rang Morin
du canton Beresford en 1849.
C'est là l'origine de la première paroisse en date
de l'actuelle MRC Laurentides, Sainte-Agathe dont sortira quelques
autres paroisses parmi lesquelles Val David.
D'autres pionniers auront ouvert Sainte-Lucie au début des
années 1860. |
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Des colons anglo-protestants venus du sud d'Argenteuil ont
entre-temps installé leurs pénates dans le canton
Grandison (St.-Jovite).
Lorsque Antoine Labelle prend possession de sa cure de
Saint-Jérôme en 1868 la misère est grande dans
ces établissements. La médiocrité du sol et
les rigueurs du climat alliées à des pratiques
agricoles médiocres placent leurs habitants au niveau d'une
modeste subsistance. L'absence complète de moyens de
communication les isole des marchés du sud. Les jeunes
colonies vivotent. Plusieurs colons songent à quitter leurs
lots; certains autres l'ont déjà fait.
Aujourd'hui les Laurentides se divisent en trois grands
secteurs.
Les Basses-Laurentides couvrent la région sud allant de
Blainville jusqu'à Sainte-Adèle. La MRC des
Laurentides (Municipalité régionale de comté)
à laquelle appartient Val-Morin est située sur le
secteur communément appelé le coeur des Laurentides.
Tandis que le secteur plus au Nord sur l'axe Labelle-Mont-Laurier
s'appelle Les hautes Laurentides.